InnoVent alerte l’autorité des marchés financiers de Toronto au sujet du double discours de Boralex

Aujourd’hui, InnoVent écrit à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario pour l’alerter que Boralex ment soit aux juridictions françaises soit aux investisseurs en bourse en affirmant dans son rapport annuel le contraire de ce qu’elle plaide devant les juges.

Le rapport annuel de Boralex est censé ne contenir aucune information fausse ou trompeuse, sous peine de lourdes sanctions.

Or le rapport annuel de Boralex répète à longueur de pages que l’exploitation des éoliennes est sujette à de multiples risques juridiques, naturels et techniques (fiscalité, obligations réglementaires, évolution des prix, quantité d’énergie produite, changement climatique, etc.).

Si les dirigeants et administrateurs de Boralex sont honnêtes envers le marché et les investisseurs, ces affirmations sont vraies. Mais dans son procès contre InnoVent, Boralex prétend qu’il n’existe aucune incertitude d’exploitation.

Boralex va jusqu’à présenter comme certains jusqu’en 2043 (i) tous les taux d’imposition des cinq impôts applicables en France, (ii) la quantité d’énergie produite par les éoliennes (au MWh près), (iii) le prix de l’électricité en €/kWh au dix-millième d’euro près (!) ou encore (iv) la législation et la réglementation futures en matière de vente d’électricité.

Si le rapport annuel de Boralex n’est pas un tissu de mensonges trompant les actionnaires, l’argumentaire de Boralex devant le juge et sa prétendue expertise tentent de tromper les magistrats en présentant comme certaines de simples hypothèses de rentabilité.

Boralex ne saurait jouer sur les deux tableaux en soutenant devant les juges le contraire de ce qu’elle affirme dans son rapport annuel. C’est l’objet de notre alerte au gendarme boursier canadien.

Conformément à son engagement de transparence, InnoVent publie ici sa Lettre à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario et le soi-disant Rapport d’expertise Finexsi.